Fictions coloniales du XVIIIe siècle

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L'Harmattan, 2005 - 354 pages
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Ce volume permet d'observer au fil des textes la formation d'une série de romans dont l'action, située dans les Antilles, offre une image des relations problématiques entre esclaves noirs et propriétaires des plantations. Saint-Lambert publie Ziméo en 1769. Jean-François Butini, en 1771, fait paraître les Lettres africaines. Les deux auteurs, qui n'ont pas fait le voyage aux îles, sont les témoins indirects de l'expansion des colonies et des problèmes éthiques, politiques, économiques que pose le mode d'exploitation esclavagiste. Auteur d'Adonis, ou le bon nègre, paru en 1798, Jean-Baptiste Picquenard a séjourné à Saint-Domingue. La plus prospère des îles à sucre recourt à la traite de manière intensive, compte cinq cent mille esclaves noirs pour soixante mille Européens ou " libres " et devient, dès 1791, le théâtre d'une insurrection qui débouche sur l'abolition de l'esclavage et sur l'indépendance politique de Saint-Domingue - nommée depuis Haïti. Adonis prend pour sujet central les premières années de cette révolution. Les trois récits intègrent des réalités historiques différentes et chacun formule des interrogations politiques qui lui sont propres ; ils présentent pourtant des similitudes dans le scénario qui autorisent à rechercher entre eux des rapports d'imitation et de réécriture. Ils constituent aussi les sources du premier roman de Victor Hugo, Bug-Jargal.

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